Publié par S.L. le 17 mars 2012 à 15h26

La première de Brunel

VI Nations

Giovanbattista Venditti, auteur de l'unique essai de ce match de la peur. (Reuters)

La première de Brunel

Dans un match plus crispé que jamais, à ne surtout pas perdre, l'Italie a offert samedi, à Rome, en clôture du Tournoi, à Jacques Brunel sa première victoire (13-6) à la tête de la Squadra Azzurra aux dépens d'un XV du Chardon promis du même coup à la cuillère de bois.

Malheur à l'Ecosse qui, samedi, à Rome, a achevé son Tournoi sur le pire camouflet : une cinquième défaite dans la compétition, synonyme de la si peu glorieuse cuillère de bois -la 15e de l'histoire du XV du Chardon, un nouveau record !- la septième de rang, une série en cours comme les Calédoniens n'en avaient plus connu depuis 1998. L'équipe d'Andy Robinson, si loin de ses revers encourageants concédés face à l'Angleterre ou la France, a chuté lourdement en Italie au terme de son plus mauvais match de la compétition.

Non pas que l'Italie de Jacques Brunel a produit une prestation de choix, loin de là. Dans un match à ne surtout pas perdre, Sergio Parisse et ses coéquipiers auront su s'appuyer avant tout sur leur meilleur fonds de commerce, une défense de fer, certes minimaliste, mais qui offre à leur nouveau sélectionneur, le "Francese", un premier succès sur lequel construire, abandonnant la dernière place de ce Tournoi à leurs victimes du jour.

Venditti après le repos

De la neige endurée face à l'Angleterre au chaud soleil romain, qui darde ses rayons à l'occasion de cette "finale des perdants", l'Italie aspire enfin à un meilleur sort. Face à des Ecossais forcément fébriles à l'idée de devenir les nouveaux recordmen au nombre de cuillères de bois dans le Tournoi, les joueurs de Brunel campent au cours de ce premier acte dans la moitié de terrain adverse. Le XV du Chardon, trop approximatif dans son jeu, défaillant en conquête, à l'image du talonneur Ross Ford, en difficultés sur ses lancers, et indiscipliné subit la pression italienne. Une étreinte incontestable, mais qui se concrétise si peu au score: Mirco Bergasmasco ne transforme qu'une de ses trois pénalités (3-0, 11e) et la Nazionale subit tout autant, à l'instar de son buteur, la tension de ce match de la peur. Et c'est en tout logique que les deux formations rejoignent les vestiaires sur la parité offerte par Greig Laidlaw (3-3, 36e). Une première période que le Chardon finit à quatorze suite au carton jaune reçu par Nick De Luca pour une énième faute au sol (39e).

Un avantage numérique mis à profit dès la reprise quand sur un mouvement enfin continu et maîtrisé de l'attaque italienne, l'ailier Giovanbattista Venditti trouve l'espace qui mène à l'en-but et au premier essai, transformé par Kris Burton (10-3, 43e). Laidlaw rate l'opportunité offerte sur le coup d'envoi de ramener ses troupes au contact (45e) et l'Ecosse perd pied un peu plus sur ce nouveau carton jaune, infligé à Jim Hamilton (55e). On pense l'Italie libérée et pourtant celle-ci retombe dans ses travers et se met à son tour à la faute: Laidlaw cette fois ne rate pas la cible et le Stadio Olimpico retient son souffle (10-6, 60e). M. Rolland a la main leste et Alessandro Zanni est à son tour renvoyé dix minutes au frigo (66e). Une supériorité dont les Ecossais, à la différence de leurs adversaires, ne sauront pas exploiter, butant sur une défense transalpine impeccable de bout en bout. C'est un drop final de Burton qui clôt la marque (13-6, 77e). Après la peur, Rome pouvait chanter.

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