Publié par Sylvain Labbe le 18 mars 2017 à 01h05

Guirado: "Ces faits divers salissent l’image de notre sport"

XV de France

Guilhem Guirado espère succéder à Thierry Dusautoir, dernier capitaine tricolore à avoir mené les Bleus à la victoire face aux Gallois. C'était en demi-finales du Mondial 2011 !

Guirado: "Ces faits divers salissent l’image de notre sport"

Totalement déconnectée du terrain, la folle actualité du rugby français a réussi à éclipser les Bleus de Novès. Leur capitaine Guilhem Guirado aspire à remettre l’essentiel à l’honneur ce samedi, au Stade de France (15h45), face à des Gallois que le XV de France n’a plus battu depuis 2011. 

Guilhem, avez-vous en tête avant ce dernier match le classement mondial, qui conditionnera le tirage au sort de la Coupe du monde 2019 au mois de mai (*) ?
Pas du tout, on ne l'a pas évoqué. On reste concentré sur ce tournoi qui a été long et qui a été difficile. On a fait de bons matches, de très bons bouts de matches, mais on a manqué de constance et de régularité. Donc on va se concentrer sur ce match pour être le plus précis pendant les 80 minutes.

Une victoire samedi contre ces Gallois, qui n’ont plus perdu face à la France depuis 2011, ferait basculer la balance du côté positif à l’issue de ce Tournoi à l’équilibre pour l’instant (2 victoires, 2 défaites)…
Cette édition 2017 est particulière et très homogène. Avec deux équipes qui se détachent: l'Angleterre, qui est invaincue, et l'Italie, qui n'a toujours pas réussi à gagner un seul match. Après, au milieu du tableau, c'est très serré, et de la deuxième à la cinquième place, ça va se jouer sur le dernier match. Il est donc très décisif pour nous. On a la chance de le jouer chez nous. On a fait voyager les supporteurs dans toute l'Europe pendant cette édition, du coup, on est prêts à finir ce dernier match à domicile, contre le pays de Galles à Paris. C'est l'une des meilleures défenses d'Europe, voire du monde. Les Anglais ont réussi à marquer à la dernière minute sur une contre-attaque, mais, sinon, il y a très peu de failles. On sait que ça va être compliqué, qu'il faudra être patient, tenir le ballon, et que les occasions d'essai seront rares. Il ne faudra surtout pas les manquer, comme on a pu le faire ces derniers temps. Il faudra être vigilant, concentré, mais on sait que ça va vraiment être du très costaud. On s'est préparé en conséquence cette semaine, avec beaucoup d'intensité au niveau du bouclier. Je pense qu'on est prêt pour ce match, et j'espère qu'on le sera.

Est-ce que l’annonce de la fusion entre le Racing 92 et le Stade Français a pu impacter votre préparation au cours de la semaine ?
On en a parlé, forcément, parce que c'était au goût du jour, mais on n'a pas fait que ça. Tous ces faits divers en ce moment salissent l’image de notre sport. Mais on prend du recul. On sait que ce sont des situations un peu complexes à vivre. Mais c'est le rugby, c'est l'évolution depuis pas mal d'années. Comme tout professionnel, on en a parlé entre nous, mais on l'a mis de côté et on est resté concentrés à partir de mardi sur le match. Parce que ce sont des choses qu'on ne peut pas gérer. Et on laisse nos dirigeants prendre soin de cette situation.
--------------------------------
(*) Actuellement 8e au classement World Rugby, la France figurerait à ce titre dans le chapeau n°3 lors du tirage au sort. Une défaite par plus de 15 points face aux Gallois éjecterait les Bleus de ce top 8 au profit de l’Argentine (9e).

Réagissez