Publié par Sylvain Labbe le 11 juin 2017 à 13h25

Le match à la Vianney des Bleus "pas là, pas là"

XV de France

A Pretoria, les Bleus de Novès ont surtout été spectateurs du réveil des Springboks, vainqueurs sans appel (37-14) du premier des 3 tests de cette tournée en Afrique du Sud.

Le match à la Vianney des Bleus "pas là, pas là"

Le "naufrage physique et mental" du XV de France, comme l'a qualifié Yannick Bru, dès son premier test face aux Springboks (37-14) déçoit profondément après les promesses laissées par le podium du dernier Tournoi des 6 Nations.  

"On est là pour représenter la France dans un grand pays de rugby. On ne peut pas être satisfait." A l'image du talonneur Clément Maynadier, qui honorait sa première titularisation, difficile de retirer un quelconque motif de satisfaction pour les Bleus du XV de France du premier test de la tournée en Afrique du Sud, perdu dans les grandes largeurs par les coéquipiers de Yoann Maestri, qui s'inclinent lourdement ce samedi, au Loftus Versfeld de Pretoria (37-14). Et la déception des supporteurs tricolores est à la hauteur des promesses suscitées par le dernier Tournoi des Six Nations, achevé sur le podium (3e). Sur les réseaux sociaux, la faillite française génère bien des commentaires… Forcément pas toujours bienveillants. 

BREAKING NEWS : La chanson de Vianney "Pas là" a été créée en hommage à la défense du XV de France #AFSFRApic.twitter.com/TTx8LBJA7S

— Le Justicier Ovale (@JusticierOvale) 10 juin 2017

Bien sûr les Tricolores, en inscrivant un deuxième essai par Baptiste Serin au retour des vestiaires (55e), ont été capables de revenir au score, à 2 petits points, de cette nouvelle génération de Springboks, plutôt inspirée, à l'image de son buteur et demi de mêlée Elton Jantjies (3 pénalités et 3 transformations, à 100 % de réussite). Mais la domination sud-africaine fut incontestable, notamment au cours d'une première période à sens unique, ou presque.

Des leaders de jeu absents

D'abord parce que cette équipe de France n'était pas prête à relever le défi minimum du combat. Un premier acte au cours duquel seul le jeune Yacouba Camara a surnagé quand les supposés leaders de jeu ont failli, à commencer par le capitaine Yoann Maestri, mais aussi Louis Picamoles, fantomatique, Uini Atonio, tordu en mêlée fermée par "The Beast" Mtawarira (3 pénalités) ou encore Virimi Vakatawa, symbole d'une défense aux abonnés absents (29 % de plaquages ratés !). Jules Plisson, qui jouait gros, dixit Novès, un an après sa dernière titularisation en Argentine, n'échappe pas non plus à ce constat d'échec... 

"Je ne pense pas que physiquement on a été battu, je pense qu'on est battu sur la conservation du ballon. Je pense qu'ils ont été tout simplement plus pragmatiques que nous, dès qu'on a fait une erreur, ils ont réussi à s'engouffrer dedans et marquer. Alors qu'on se prend nous des essais coup sur coup, qui sont largement évitables et qui nous plombent tout simplement le match", admet l'ouvreur parisien au micro de Canal+. Il y a de la frustration, mais en même temps on ne mérite que ça parce qu'on a fait des fautes, on a perdu des ballons au contact progressivement et on a fait des erreurs, qui leur ont permis de scorer." Un motif d'espoir ? "La chance qu'on a, c'est qu'on est parti sur une tournée de 3 matches. On a perdu le premier et on va travailler dès lundi pour gommer ces imperfections et être plus solides sur le terrain." Comme a préféré le dire un Guy Novès accablé après la rencontre, ces Bleus ne peuvent de toute façon pas faire bien pire…  

Réagissez