Publié par Sylvain Labbe le 19 mars 2017 à 07h40

Les Gallois remettent en cause "l’intégrité" du staff de Novès

XV de France

Rob Howley, le sélectionneur gallois par intérim, n'assume pas le terme de tricherie, mais n'en pense pas moins...

Les Gallois remettent en cause "l’intégrité" du staff de Novès

Même s’ils mettent les formes, le sélectionneur et le capitaine du XV du Poireau remettent en cause "l’intégrité" du staff français sur la permutation entre les piliers Rabah Slimani et Uini Atonio au cours de l’interminable fin de match contre les Bleus de Novès. 

Forcément, les Gallois l’ont mauvaise. Le XV du Poireau, invaincu face à la France depuis 2011, pensait tenir une nouvelle victoire sur les Bleus samedi, au Stade de France, mais si l’Anglais M. Wayne Barnes s’est longtemps, très longtemps, obstiné à refuser aux coéquipiers de Yoann Maestri un essai de pénalité, qui pourtant s’imposait, l’ultime charge de Damien Chouly pour pointer en terre promise et offrir la victoire aux siens (20-18), a laissé les visiteurs en rogne.

Quelques minutes à peine après le coup de sifflet final, le capitaine Alun-Wyn Jones, interrogé au micro de la BBC, ouvrait le bal. Et lançait les premières accusations: "Est-ce que la France a triché ? Je n’utiliserais pas ce terme." Le thème était tout trouvé et Rob Howley, le sélectionneur par intérim, enfonçait le clou lors d’une conférence de presse monopolisée par une seule question, ou presque: le retour en jeu de Rabah Slimani à la place d’Uini Atonio au cours de cette série de neuf mêlées successives, disputées dans le temps additionnel, était-il valable ? Ou comment soupçonner l’encadrement tricolore d’avoir simulé le K.-O. du Rochelais pour obtenir sa sortie sur protocole commotion – l’un des deux seuls motifs avec une blessure qui autorise le remplacement d’un pilier – et ainsi faire rentrer un Slimani toujours redoutable dans l’exercice de la mêlée…

"Slimani s'échauffait déjà avant de rentrer. Puis un des coaches français est sorti de sa zone technique pour parler avec le médecin de l'équipe de France. Une minute plus tard, le staff français changeait de pilier droit", accuse ainsi Howley, repris ce dimanche matin par des médias britanniques forcément plus prompts à contester la victoire française qu’à s’interroger sur l’arbitrage de M. Barnes. "Vous pouvez entendre Atonio dire à l'arbitre, Wayne Barnes, « Ça va, j'ai juste mal au dos », et dans la foulée il sort", a ajouté l’ancien demi de mêlée, qui s'"interroge sur l'intégrité de l'encadrement français", mais refuse d’assumer le terme de tricherie: "Non, c'est juste une question d'intégrité. Mais si vous vous appelez ça de la triche, ça vous regarde." Et de conclure: "Nous adorons notre sport, mais ce qui s'est passé dans les dix dernières minutes, je n'avais jamais vu ça au niveau international. Cela ne devrait pas arriver sur un terrain lors d'un test-match."

Des accusations portées à la connaissance des dirigeants du Comité des 6 Nations, alors que Yannick Bru, l'entraîneur des avants tricolores, confirmera qu’Atonio n’avait pas reçu de la part du neurologue en charge du protocole commotion l’autorisation de reprendre le jeu.

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