Publié par Sylvain Labbé le 21 juin 2013 à 11h57

Bastareaud: "Il va falloir se révolter"

XV de France

Loin du traumatisme de 2009, Mathieu Bastareaud a retrouvé la Nouvelle-Zélande avec le sourire. (ICON SPORT)

Bastareaud: "Il va falloir se révolter"

C’est un Mathieu Bastareaud apaisé et serein qui aura traversé la tournée des Bleus en Nouvelle-Zélande. Loin du cauchemar vécu il y a quatre ans, même si le meilleur trois-quarts centre français de la saison, une fois encore remplaçant samedi, à New Plymouth, aurait sans doute aimé pouvoir s’exprimer plus pleinement.

Son appréhension, légitime, était palpable. A son départ pour la Nouvelle-Zélande, Mathieu Bastareaud n'avait pas caché qu'il redoutait quelque peu ce retour au pays des Blacks qui, il y a quatre ans, avait tourné pour le trois-quarts centre toulonnais au cauchemar. Alors qu'il devra comme le week-end dernier, à Christchurch, se contenter d'un statut de remplaçant à l'occasion du troisième et dernier test de la tournée des Bleus samedi, à New Plymouth, le champion d'Europe, finalement épargné par les médias néo-zélandais, s’est même laissé aller à reconnaître cette semaine qu'une expérience dans l'hémisphère sud ne serait pas pour lui déplaire.

"Je suis un jeune joueur et je pense que cela serait une bonne expérience, s'est épanché Bastareaud auprès de journalistes locaux. C'est un honneur de jouer ici (en Nouvelle-Zélande, ndlr), c'est le pays du rugby. Alors, peut-être..." Que les supporters toulonnais se rassurent, l’ancien Parisien est encore lié au RCT pour deux saisons et, à seulement 24 ans, un exil à l’étranger n’est pas encore d’actualité. Au terme d’une saison qui l’a consacré meilleur trois-quarts centre français et lui a permis, en soulevant la H Cup, d’ouvrir un palmarès vierge jusqu’alors, Bastareaud aurait simplement apprécié bénéficier d’un temps de jeu plus conséquent de la part des sélectionneurs tricolores.

"À nous de nous prendre en main"

Pas question de ruer dans les brancards, alors qu’il continue de poser les jalons de ce retour en grâce sous les drapeaux de la sélection depuis le dernier Tournoi. Simplement, Bastareaud, retardé par la finale du Top 14 et à ce titre logiquement privé du premier test-match d’Auckland (23-13), aurait sans doute apprécié d’obtenir un peu plus que les vingt petites minutes octroyée par Philippe Saint-André lors de la raclée de Christchurch (30-0). Loin d’en prendre ombrage, son attitude, comme son discours, n’aura non seulement jamais laissé transparaître la moindre pointe d’amertume. Mais résonne bien au contraire comme l’un des plus offensifs parmi les Bleus, à l’image de l’analyse sans concession dressée par "Basta-Rocket" de la dernière grave déconvenue tricolore.

"Il va falloir se bouger un peu, se révolter, n’a pas hésité à marteler, cité par La Dépêche du Midi, le Toulonnais, finalement loin du discours plus clément de Saint-André pour ses joueurs. On est quand même l’équipe de France, on se doit de montrer un meilleur visage et on a largement les moyens de le faire. À nous de rectifier le tir et d’être plus sérieux et rigoureux. Quand on voit la vidéo de ce matin (mardi, ndlr), on se dit tout simplement qu’on déconne." Et d’enfoncer le clou : "Ce sont des choses qu’on travaille depuis le Tournoi, même avant pour ceux qui sont là depuis le début du mandat de Philippe (Saint-André). Après, on se plaint qu’ils nous rabâchent les choses. Mais si nous ne sommes pas capables d’appliquer les choses simples qu’ils nous disent… À nous de nous prendre en main, de leur montrer qu’on est des grands garçons et qu’on ne veut pas accepter ça, ni subir." Fermez le ban !    

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