Cette semaine, je reviens sur le match livré face aux Gallois (9-8), qui nous ouvre les portes d’une finale historique face aux All Blacks.
"Je suis très heureux d’être en finale de la Coupe du monde, mais je suis aussi conscient de ce qu’on a produit samedi. Malgré tout l’essentiel, c’est bien d’être arrivé à ce niveau-là de compétition. Ça s’annonce un grand match contre nous, d’autant qu’on passe de justesse ce match-là. On sait très bien que quelque part, on est chanceux."
"On avait l’impression que nous jouions à quatorze, même si ce sont les Gallois qui étaient en infériorité numérique ; paradoxalement, ça nous a mis de la pression, on a commencé à très mal jouer, faire des en-avants, faire des mauvais choix et à les maintenir dans le match. A la mi-temps, il fallait qu’on ait plus de maitrise, C’était surtout retrouver du calme et de la sérénité pour imposer notre jeu. Ce n’est pas tant la façon dont on a abordé ce match, mais ce carton rouge qui nous a mis dans une position où on n’avait pas d’autre choix que de gagner ce match. On s’est crispé, on a fait une multitude de mauvais choix, qui ont permis aux gallois de rester dans le match, de croire en eux, et à nous de nous empêcher de prendre le match à notre compte."
"Je pense que notre année nous a aidés, de mauvais sort, de défaites quand les Gallois marquent l’essai, pour le coup, ces matches remportés au couteau, justement, ça nous a aidés à ce moment-là à ne pas paniquer parce que dans nos têtes, il (Stephen Jones) allait transformer l’essai, mais il ne l’a pas fait ; malgré tout, on restait sous pression dans nos cinquante mètres, il fallait absolument garder de la maîtrise, sans faire de fautes, tout en anticipant un éventuel drop, donc ce n’était pas facile d’être présents au bord du ruck, d’être prêt à monter sur Jones sans faire de fautes."
"Quand je m’évade un peu comme ça, je pense à mes coéquipiers, à la solidarité dont ils ont fait preuve. Il y a peut-être beaucoup de personnes que ça ennuie qu’on soit en finale, on n’a pas beaucoup de talent, en tout cas, on a du cœur. On peut dire à partir d’aujourd’hui qu’avoir du cœur, ça peut suffire pour être en finale de la Coupe du monde."
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