Publié par Krystel ROCHE le 8 juin 2012 à 12h36

Un jour à Roland: Gonzalo Quesada

Lifestyle

Gonzalo Quesada avoue avoir découvert en Julien Benneteau un joueur bagarreur et doté d'un sacré mental. (Maxppp)

Un jour à Roland: Gonzalo Quesada

En cette fin de saison, nombreux sont les rugbymen à fréquenter les allées des Internationaux de France de Roland-Garros. Porte d'Auteuil, Rugbynews.fr est allé à la rencontre de ces acteurs de l'ovalie, passionnés par la petite balle jaune. Aujourd'hui, l'entraîneur argentin du Racing, Gonzalo Quesada, livre son regard de voisin du stade de Roland-Garros, ami de David Nalbandian et Juan Monaco.

Gonzalo, si on vous dit "Roland Garros" : qu'est-ce que cela t'évoque ?
J'ai la chance d'habiter tout à côté du stade, et depuis cinq, six ans, comme j'ai des amis liés au tournoi (d'anciens joueurs et joueuses), j'ai toujours la chance d'avoir des invitations. J'adore le sport en général, et c'est un vrai privilège d'avoir accès assez régulièrement à cet événement. Après, lorsque j'étais avec l'équipe de France, les tournées tombaient en même temps, donc j'ai raté la possibilité de venir. Cette saison, malheureusement, nous avons perdu en quarts (avec le Racing Metro 92), du coup j'étais un peu plus disponible cette semaine. J'en profite pour venir voir un peu de tennis !
Est-ce un événement que vous attendez avec une impatience particulière ?
Pas avec "impatience", mais j'avoue que j'aime quand Roland Garros arrive. J'aime l'ambiance, les souvenirs, les bons moments, regarder de beaux matchs entourés de bons amis. C'est la fin de saison (de rugby, ndlr), le début de l'été. Une belle époque (sourire) !
Des souvenirs marquants ?
L'une des premières années où l'on était là, je me rappelle de Mariano Puerta, que l'on connaissait à peine et qui avait atteint la finale. Il avait perdu, c'était très émouvant. Après, il a eu une histoire de dopage, mais malgré tout, c'était super à suivre. Je suis aussi ami de David Nalbandian. Cette année, il était là, mais cela faisait un moment qu'il enchaînait les blessures. Lorsqu'on est avec lui, c'est sympa de le suivre : ça rajoute un peu d'adrénaline ! (sourire)
Bercy aussi ?
Oui, surtout Bercy ! L'année où il a gagné, et celle où il était en finale. On se voyait très souvent la semaine où il a gagné. C'était une belle expérience de le suivre, l'accompagner sur une semaine pareille.
Qui verriez-vous bien soulever le trophée dimanche ?
Il n'y a pas dix mille choix... Ce serait sympa de voir Djokovic stopper la série de Nadal. Mais c'est difficile. La quinzaine est longue, les matches sont longs, ce n'est pas évident, et il ne suffit pas d'un coup de chance... Je pense que ce sera Nadal, mais j'aimerais bien que ce soit Djokovic.

"Hewitt faisait un peu trop le méchant, le beau, le costaud"

Avez-vous découvert un joueur récemment ?
Julien Benneteau. Je pensais que c'était un bon joueur, mais pas plus. Au final, il a énormément de talent, se bagarre. J'aime sa façon de jouer, mais surtout son attitude, son mental, son engagement, sa façon d'aborder les rencontres. J'ai eu la chance de le voir jouer, et j'étais assez étonné.
Avec qui échangeriez-vous quelques balles ?
Je ferais sans problème un petit set avec Ana Ivanovic. Sinon, Pico Monaco (Juan Monaco, ndlr). C'est un pote, et un super mec. Donc pour différentes raisons, ce serait sympa de taper quelques balles avec lui.
Quel tennisman auriez-vous aimé défier sur un terrain de rugby ?
L'Australien Lleyton Hewitt... Il faisait un peu trop le méchant, le beau, le costaud... J'aurais bien aimé voir si, sur un sport de contact, il serait resté si agressif que ça, à faire autant de cinéma (sourire)...
Quel type de joueur êtes-vous?
Je m'accroche, mais je suis très moyen (sourire). Et je ne joue pas assez... Comme j'habite à côté et que des copains qui y ont accès, j'ai eu la chance de jouer à plusieurs reprises sur les courts de Roland Garros. De manière générale, je ne me prends pas la tête sur le terrain. Le seul sport où je m'énerve, c'est le foot. J'adore, et j'y joue beaucoup. En tennis, golf, je joue pour m'amuser. Gagner ou perdre, je m'en fous. Mais en foot, je n'aime vraiment pas perdre (sourire).
D'après toi, quelles sont les chances françaises sur cette édition (l'entretien a été effectué en début de tournoi, avant notamment le parcours de Jo-Wilfried Tsonga jusqu'en quarts de finale, ndlr) ?
Un peu mieux que d'habitude. Il y a un bon groupe. J'espère voir un français en deuxième semaine. Mais il est toujours dur de passer les quarts. Je crois qu'il y a beaucup de représentants tricolore, mais peu qui ont la caisse pour tenir deux semaines. Ce qu'a fait Virginie Razzano en sortant Serena Williams au premier tour, c'était énorme. Mais quand on voit l'état dans lequel elle a fini le match, on s'est demandé comment elle allait faire pour récupérer. C'est un peu le cas de tous les Français.

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