Publié le 8 juin 2012 à 14h44

Un jour à Roland: Laurent Labit

Lifestyle

Laurent Labit n'aimerait pas croiser... Jo-Wilfried Tsonga sur un terrain de rugby. (Maxppp)

Un jour à Roland: Laurent Labit

En cette fin de saison, nombreux sont les rugbymen à fréquenter les allées des Internationaux de France de Roland-Garros. Porte d'Auteuil, Rugbynews.fr est allé à la rencontre de ces acteurs de l'ovalie, passionnés par la petite balle jaune. Aujourd'hui, l'entraîneur du Castres Olympique demi-finaliste du Top 14, un Laurent Labit plutôt du genre Edberg que Lendl.

Laurent, si on vous dit "Roland Garros" : qu'est-ce que cela vous évoque ?
Yannick Noah, 1983. J'adore le tennis, et quand j'étais plus jeune (maintenant, c'est plus difficile), je ratais rarement Roland Garros. Je regardais quasiment tous les matches. Chaque fois, on se battaillait avec mes parents car je passais plus de temps devant l'écran qu'à réviser. Bizarrement, j'ai eu beaucoup d'absentéisme à cette période-là de l'année ! (sourire)

Des souvenirs marquants Porte d'Auteuil ?
Oui, beaucoup. Je suivais de près ce que faisais les joueurs Français, Henri Leconte notamment, même si ça ne lui a pas souri lorsqu'il est arrivé en finale (1988, vs Mats Wilander, ndlr). J'avais assisté à des finales comme celle entre Jim Courier et Petr Korda (1992). Ce sont toujours de grands moments, que ce soit à la télé ou lorsqu'on a la chance de venir sur place.

Djokovic, Nadal, Federer : quel est votre favori ?
Roger Federer. Son tennis est très beau, très pur et dégage une classe incroyable, quelque chose de  formidable. Après, le tennis a la chance d'avoir trois joueurs d'exception qui, en plus de leur qualités tennistiques, sont des gens humainement extraordinaires et ont un sens du fair play, de la classe et du respect, qui fait que ce sport va vivre de grands moments.

Considérez-vous Novak Djokovic comme un bon numéro 1 mondial, un bon ambassadeur de ce sport ?
Oui. C'est quelqu'un qui a un très beau tennis, qui a beaucoup travaillé, et qui est aujourd'hui bien plus patient et discipliné qu'à ses débuts. Nadal revient très très fort. Et Federer, on ne le présente plus... Pour ce sport, ces trois champoins sont de très belles locomotives.

Suivez-vous le circuit féminin ?
Bien sûr. Je regardais déjà à l'époque, mais on a vraiment pu observer un changement de style depuis maintenant 30 ans. On est partis de Chris Evert-Lloyd, incarnation de la grâce et de la féminité, pour aller vers un jeu beaucoup plus physique, plus agressif, et qui s'apparente au jeu masculin. L'aspect physique a beaucoup évolué, même si, aujourd'hui, il y a de très belles filles sur le circuit, qui amènent un tennis empreint d'une agressivité et d'une vitesse qu'il n'y avait pas auparavant.

Quel type de joueur êtes-vous ?
Assez râleur... Mais je suis plus dans le profil, le style de jeu de Stefan Edberg que d'Ivan Lendl ! (sourire)

Avec qui échangeriez-vous quelques balles ?
Quand j'étais très jeune, j'aurais aimé échanger des balles avec Yannick Noah. Puis avec Pete Sampras.

Enfin, quel joueur du circuit ATP auriez-vous aimé affronter sur un terrain de rugby ?
Une chose est sûre : je n'aurais pas pris Tsonga, parce qu'il est très costaud... Disons plutôt quelqu'un sur qui je puisse prendre le dessus physiquement ! (rires)

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