Publié par Krystel ROCHE le 7 juin 2012 à 02h10

Un jour à Roland: Richard Pool-Jones

Lifestyle

Richard Pool-Jones avoue une passion depuis son plus jeune âge pour Roland-Garros, pas étrangère à son attrait pour Paris, dont il portera les couleurs au Stade Français. (Reuters)

Un jour à Roland: Richard Pool-Jones

En cette fin de saison, nombreux sont les rugbymen à fréquenter les allées des Internationaux de France de Roland-Garros. Porte d'Auteuil, Rugbynews.fr est allé à la rencontre de ces acteurs de l'ovalie, passionnés par la petite balle jaune. Aujourd'hui, l'ancien international anglais Richard Pool-Jones, récemment nommé nouveau Directeur sportif du Stade Français.

Richard, si on vous dit "Roland Garros" : qu'est-ce que cela vous évoque ?
Yannick Noah. Je suis admiratif de ce qu'il a fait en 83. Et Roland, ce sont aussi les premières images de petit écolier qui voyait ça... le tournoi... Paris.... Je suivais l'événement de loin, mais déjà, ça me donnait envie de savoir un peu plus ce qu'était cette ville magique, et l'ambiance particulière de Paris.

Y a-t-il, selon vous, une ambiance particulière dans l'enceinte du stade ?
Oui ! Surtout quand il fait beau, qu'il y a tout ce beau monde... Et ce qui me frappe, c'est qu'ici, tout le monde est détendu !

Est-ce un rendez-vous que vous attendez avec impatience ?
Je suis un peu "en dilettante", amené par mes fils de 9 et 10 ans, tous deux licenciés. Ils m'emmènent devant les matches, connaissent mieux tout ça que moi (sourire). Je suis de loin l'actualité du tennis, mais Roland Garros, c'est particulier.

Avez-vous eu l'opportunité d'aller sur d'autres tournois ?
J'aimerais bien aller à l'US Open et, bien évidemment, à Wimbledon. J'essaye de convaincre Jean Gachassin de nous organiser un petit échange avec Wimbledon. Je veux bien être son interprète (sourire)... Je ne suis pas parvenu à le convaincre pour l'instant, mais on va y arriver ! (rires) En tout cas, il existe aussi des liens étroit entre le monde du tennis et du rugby. Le nouveau patron de la Fédération de Rugby Britannique était, avant, le directeur général de Wimbledon. Comme Jean Gachassin, il a baigné dans les deux mondes.

Vos favoris ?
J'aime bien Federer. Et puis on me dit qu'il est mon sosie... Je pense que c'est une gifle pour lui, mais du coup, je le suis d'un peu plus près ! (rires)

Qui vois-tu bien parti pour le titre ?
Federer est en cannes. Mais ils sont trois ou quatre à pouvoir prétendre au titre. Quant à Djoko, il n'a pas encore gagné ici et aura par conséquent une motivation bien particulière.

Gagner un Grand Chelem en tennis, et gagner un Grand Chelem en rugby : peut-on établir des parallèles ?
Pour moi, les parallèles sont limités, dans la mesure où le tennis est un sport individuel et le rugby un sport d'équipe. Et les joueurs de rugby sont dans une équipe nationale une partie de l'année... Pour être tout à fait honnête, je vois plus de différences que de similitudes.

"Nadal a un peu suivi mon style en fait"

Jouez-vous ?
Très mal. Lorsque j'ai arrêté ma carrière de rugbyman, j'ai pris -sur les conseils de Diego Dominguez (qui lui, joue très bien)- un coach pour apprendre à jouer, car le tennis est un sport fabuleux. Le coach en question était très content d'avoir entre ses mains un sportif supposé être de haut niveau. Et à chaque coup raté, j'ai senti la déception de ce pauvre coach. A vrai dire, je ne sais pas qui était le plus déçu de nous deux, mais ça n'a pas fait long feu (rires).

Quel type de joueur êtes-vous ?
Il faut bien me chercher un point fort, donc je dirais que je ne lâche aucune balle. Jamais. Nadal a un peu suivi mon style en fait (rires)... Quand je joue contre des adversaires plus forts que moi (c'est-à-dire tout le monde), ils s'amusent à placer la balle et me faire courir. C'est moche, mais au final, ça me fait un bon entraînement, et, sachant que j'aime l'art de vivre à la Française, cela me permet d'éliminer les bonnes choses que je déguste ! (sourire)

Avec qui échangeriez-vous volontiers quelques balles ?
Yannick Noah. Sinon, à l'époque, j'aimais bien regarder Bjorn Borg, surtout lorsqu'il jouait contre Ivan Lendl. Et aujourd'hui, Borg est toujours en forme. C'est peut-être lui que je choisirais, car il n'est plus tout jeune, mais j'aime bien son panache ! (sourire)

Enfin, qui auriez-vous aimé affronter sur un terrain de rugby ?
Noah, j'aimerais bien le voir sur un terrain de rugby (sourire) ! Pour la petite anecdote, une fois, on lui avait présenté mon fils aîné, à qui l'on avait expliqué que Yannick avait remporté Roland Garros, qu'il était le premier Français à faire ça depuis Borotra etc. On s'attendait à ce qu'il soit vraiment impressionné, et au lieu de ça, il lui a dit : « vous avez gagné Roland Garros ?... Mais c'est tout ??! » (rires). Yannick était mort de rire, évidemment. Mon fils m'a expliqué son raisonnement, tout à fait recevable : si Yannick avait gagné Roland Garros, il avait gagné le plus dur, et devait donc avoir gagné d'autres compétitions... ce qui n'était pas le cas (sourire).

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