Publié par Michaël Balcaen le 29 novembre 2012 à 18h23

Ilarria, basque et bio…

Vins

La Domaine Ilaria fait la part belle à la nature.

Ilarria, basque et bio…

En Irouléguy, le domaine Ilarria tient une place toute particulière. En plein Pays Basque, non loin de Bayonne (qui joue à Montpellier) et Biarritz (qui reçoit l’UBB), Peio Espil travaille en communion avec la terre pour réaliser des vins de qualité tout en laissant libre cours à la nature. Blanc, rouge ou rosé, ces vins ont du caractère, celui d’un terroir affirmé. Et ils valent le détour.

Impossible de se tromper. A une cinquantaine de kilomètres de Bayonne, se trouve un village célèbre dans toute la France viticole : Irouléguy. Au bout du village se trouve le domaine Ilarria. Peio Espil, qui a repris le domaine familial il y a 25 ans, a rapidement trouvé sa voie, celle du Bio ou plus globalement d’une relation la plus proche possible de la nature elle-même. Il fonctionne ainsi en Bio depuis 1980 avec un agrément obtenu il y a déjà 14 ans. "On a replanté sur un vieux terroir avec des coteaux calcaires et schisteux, la particularité réside dans un système en terrasse, c’est escarpé mais on a replanté là", glisse-t-il.

Cela convient à sa vision du travail qui est effectué à la main avec le moins de produits possibles. "Je travaille selon la méthode de microbiologie d’un chercheur appelé Masanobu Fukuoka. Cela correspond à ma manière de voir les choses, un travail et une relation à la nature. Sa méthode m’a interpellé, elle consiste à minimiser le passage des hommes et des machines, le but étant de laisser libre cours à l’expression du terroir. Il n’y a surtout pas de recherche de productivité élevée (20 à 25 ho/ha)", explique le viticulteur. Cela demande néanmoins un travail accru ainsi qu’une vigilance de tous les instants.

"Pour la vinification, c’est le même esprit, il n’y a aucun produit œnologique et un minimum, ou pas du tout, de souffre et peu ou pas de sulfites. Cela nécessite un suivi rigoureux, une observation, une attention maximale pour limiter les risques d’oxygénation intempestive dans les chais, il y a également des contrôles de la température pour être prêt à intervenir et ainsi éviter les goûts déviants", ajoute-t-il. Il fait donc profiter à ses vignes d’un terroir particulier avec un sous-sol qui apporte calcaire, fer, calcium à des vignes qui peuvent par ailleurs profiter d’un climat favorable en raison de la proximité de l’océan.  

Les vins du domaine

S’il existe un Rosé dit de table, "on a deux parcelles avec un rendement un petit peu plus élevé de l’ordre de 35 ho/ha", précise Peio Espil, le blanc et le rouge tiennent une place plus importante au sein du domaine. Ainsi, le Blancest produit à partir de deux cépages, le Petit courbu et le petit Manseng. Il est élevé plus longtemps que le rosé, sur lies. "On a des cuves en forme d’amphore qui sont enterrées afin de conserver des températures plus constantes", précise-t-il.

Suivent les deux vins rouges du domaine, produit à partir de Tannat, Cabernet Franc et Cabernet Sauvignon. Le rouge appelé tradition "est élevé 18 mois dans des barriques de 225 litres" avec des passages en cuves. L’autre vin, sans souffre, répond à d’autres critères. "C’est le même élevage avec barriques et cuves mais il n’est fait que les meilleures années (2004 et 2009 par exemple) car c’est un vin à part qui est fait pour être gardé. La texture est riche avec 24 mois minimum en barriques. Les 2009 ont été mis en bouteilles en septembre. Elles sont à garder 3 à 4 ans mais peuvent se conserver une vingtaine d’années." Il ne reste plus, pour les plus heureux, qu’à faire le déplacement. Pour les autres, il reste la dégustation…   

Contacts:
Domaine Ilaria 64220 IROULÉGUY
Tél. & Fax : 05 59 37 23 38
E-mail : ilarria@wanadoo.fr

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